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Politique agricole 22+: la CISA souhaite davantage d’ambition 
Dübendorf, le 5 mars 2019 – Avec la PA22+, le Conseil fédéral vise une nouvelle étape de réforme de la politique agricole à partir 2022. La CISA est d’avis qu’il y a nécessité d’agir afin de renforcer l’orientation de l’agriculture et du secteur agroalimentaire suisse sur le marché et leur durabilité. Toutefois, les documents mis en consultation sont trop peu ambitieux et vont même, dans certains domaines, dans la mauvaise direction.

Sur la voie qui conduit à une meilleure orientation sur le marché, il est important de confier davantage de responsabilités aux acteurs de l’agriculture et de la filière agroalimentaire, et de veiller à réduire significativement leur charge administrative. Les acteurs concernés doivent bénéficier d’une marge de manœuvre entrepreneuriale accrue. L’innovation et l'esprit d'entreprise sont à encourager. Malheureusement, le projet du Conseil fédéral va ici dans la direction opposée: les instruments de la politique agricole vont se complexifier une fois de plus, et la Confédération entend réglementer les systèmes de production jusque dans leurs moindres détails. La CISA exige une simplification drastique et propose de passer à un système de fixation d’objectifs et de conventions de prestations. La responsabilité doit être transférée de manière accrue aux organisations de producteurs et de branche. De plus, il faut développer concrètement le potentiel de la digitalisation afin de décharger les exploitations agricoles de leurs tâches administratives.

En combinaison avec une plus forte orientation sur le marché, le développement durable revêt également une grande importance. Des progrès supplémentaires sont indispensables en direction d’une production primaire qui ménage davantage les ressources. La CISA est d’avis que les propositions du Conseil fédéral constituent une réponse insuffisante aux initiatives populaires formulées de manière extrême, qui veulent interdire le recours aux produits phytosanitaires et aux aliments concentrés. Le gouvernement ne s’attaque pas non plus efficacement aux défis causés par le changement climatique. Dans ce domaine, il faut essentiellement travailler avec des outils de l’économie de marché et soutenir des projets innovants de manière concurrentielle.

La CISA critique le fait que le système actuel des paiements directs réduit la mobilité foncière et le développement de la diversité des structures des exploitations. Elle salue certes l’idée d’affaiblir le lien entre paiements directs et surface des exploitations, mais la proposition du Conseil fédéral mérite d’être fortement améliorée.

Le Parlement a décidé il y a une année de séparer strictement la politique commerciale de la politique agricole. Et pourtant, des pas supplémentaires d’ouverture partielle du marché agricole continuent d’être effectués avec de nouveaux accords de libre-échange et l’actualisation des accords en vigueur. La CISA exige du Conseil fédéral au minimum une évaluation de l’impact de la PA22+, afin de savoir si, après sa mise en œuvre, le secteur sera mieux préparé à ces développements.

 

La Communauté d’intérêt pour le secteur agroalimentaire suisse CISA regroupe des organisations et entreprises importantes de l’ensemble de la filière agricole et agroalimentaire suisse, qui s’engagent pour un renforcement de l’orientation sur le marché, dans des conditions cadres équitables.  Sont notamment membres de la CISA: IP-Suisse, Bio Suisse, Vache mère Suisse et Suisseporcs, Swisscofel ; Fromarte, la fial et l’Union Professionnelle Suisse de la Viande; Emmi, Cremo, Bell, Nestlé Suisse ; Migros, Coop, Gastrosuisse, la Fondation pour la protection des consommateurs (SKS) et le Forum pour la protection des consommateurs (kf). 


En savoir plus:

  • Jacques Chavaz, président de la CISA, tél. 079 763 87 76
  • Jürg Niklaus, secrétaire général de la CISA, tél. 079 176 45 03 

 
Actuel
13 mai 2019 – La CISA et l’Alliance Agraire ont organisé pour la deuxième fois un séminaire commun le 13 mai 2019 à Berne sur le thème "Commerce transfrontalier et développement durable de l'industrie agroalimentaire". Environ 70 représentantes et représentants d'entreprises et d'organisations ont reçu des informations de première main de la part de conférenciers renommés et d'acteurs expérimentés du secteur et ont largement débattu du sujet. Ce séminaire constitue une contribution à la mise en œuvre de l’article 104a de la Constitution fédérale.
Dübendorf, le 5 mars 2019 – Avec la PA22+, le Conseil fédéral vise une nouvelle étape de réforme de la politique agricole à partir 2022. La CISA est d’avis qu’il y a nécessité d’agir afin de renforcer l’orientation de l’agriculture et du secteur agroalimentaire suisse sur le marché et leur durabilité. Toutefois, les documents mis en consultation sont trop peu ambitieux et vont même, dans certains domaines, dans la mauvaise direction.
Le secteur agroalimentaire suisse est confronté à des défis majeurs qui peuvent être réduits à deux termes: marché et durabilité. À cette fin, la politique agricole devrait constituer un accompagnement optimal du secteur. Un premier coup d'œil sur les documents de consultation a créé un doute que le Conseil fédéral s'acquittera de cette tâche avec le paquet actuel et déclenchera le dynamisme nécessaire.
Dübendorf, le 2 novembre 2018 – Le Conseil fédéral lancera probablement le 14 novembre prochain la consultation relative à la Politique agricole 22+. À juste titre, car le report d’adaptations nécessaires n’apporterait aucun avantage. Grâce à des mesures pertinentes, le secteur agroalimentaire serait plus facilement en mesure de s’attaquer aux défis à relever dans les domaines du marché et de la durabilité.
Dübendorf, 23 septembre 2018 – Le peuple et les cantons ont rejeté aussi bien l’initiative Fair Food que celle sur la souveraineté alimentaire, confirmant ainsi la voie dans laquelle la politique agricole fédérale est engagée. La CISA est soulagée par le résultat de ces votations. Les bases constitutionnelles existantes suffisent pour s’attaquer aux défis qui se posent à l’agriculture dans le domaine du marché et dans celui du développement durable.
Dübendorf, le 10 septembre 2018 – Lors de la 10ème Conférence sur la consommation de la Migros du 5 septembre 2018, Monsieur Jacques Chavaz, président de la CISA, a présenté les conclusions de l’étude Mercosur.
Dübendorf, 12 juillet 2018 – La CISA a jeté un regard sur un exercice à nouveau bien rempli lors de sa 11e assemblée générale. L’assemblée a notamment approuvé son document de position sur des ouvertures de marché durables et responsables. La conférencière invitée, la Secrétaire d’Etat Ineichen-Fleisch a présenté un aperçu captivant des négociations commerciales actuellement en cours.
Dübendorf, 12 juillet 2018 – La filière agroalimentaire suisse doit faire face à d'importants défis concernant tant le marché que l’environnement. Elle a absolument besoin d’un Agroscope bien positionné, qui lui donne accès à des solutions innovantes. Une recherche agronomique indépendante et proche de la pratique est essentielle en Suisse pour toute la chaîne de valeur.
30 mai 2018 - Avec le renvoi de la Vue d’ensemble, demandé par la majorité de la CER, aucun problème ne sera réglé. Des fonctionnaires seront mis à contribution et les fronts se durciront. Les agricultrices et les agriculteurs seront, à tort, placés dans le rôle de victimes et qualifiés d’empêcheurs d’avancer. Un développement judicieux de la politique agricole (PA 2022+) sera inutilement hypothéqué.
12 mars 2018 - À l'invitation de la CISA et de l’Alliance Agraire, environ 70 représentants d'entreprises et d'associations obtiennent des informations de première main et discutent de questions relatives à la gestion des frontières.
20 février 2018 - Position de la CI SA concernant le sommet Mercosur-Agriculture 2018.
Dübendorf, 7 décembre 2017 - La CISA attend du Conseil fédéral qu’il pratique une politique cohérente lors des négociations à l’OMC et dans le cadre du développement de la politique agricole. Des concessions unilatérales aux dépens de l’agriculture ne sont pas acceptables. La teneur du nouvel art. 104a Cst doit servir globalement de ligne directrice. Les prestations positives de l’agriculture, p. ex. en faveur des ressources naturelles, doivent être encouragées en priorité par le biais de paiements directs découplés.
Dübendorf, 1er novembre 2017 – Perspectives claires et cohérence accrue pour le secteur agroalimentaire suisse.
Le 27 septembre 2017 – Jacques Chavaz a été élu nouveau président de la CISA en été 2017. Dans l’entretien, il explique la mission de la CISA et que l’existence de l’agriculture suisse n’est toujours pas mise en danger par une ouverture du marché.
Peuple et cantons veulent des conditions cadres modernes pour la sécurité alimentaire qui tiennent compte du développement durable et de l’interdépendance internationale
Le 14 juillet 2017 – Le nouveau président de la Communauté d'intérêt pour le secteur agroalimentaire (CISA) Jacques Chavaz explique pourqoui l'agriculture suisse a des cartes à jour en cas d'ouverture du marché.
Dübendorf, le 7 juillet 2017 – La CISA a élu son nouveau président, Jacques Chavaz. Les questions concernant l’orientation accrue du secteur agroalimentaire suisse sur le marché tout en maintenant les objectifs de durabilité sont d’une actualité brûlante. Dans ce domaine, la CISA se positionne en faveur d’un dialogue intersectoriel ouvert.
3 février 2017 – La CISA soutient le contre-projet du Conseil des Etats à l’initiative populaire pour la sécurité alimentaire dans sa forme actuelle. Il inclut l’ensemble de la chaîne de création de valeur et répond à la fois à l’importante question du marché et à celle de la gestion des ressources, tout aussi décisive. Ces deux thèmes revêtent en effet une importance cruciale pour l’avenir de la branche.
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre président
Dübendorf, le 23 août 2016 – une éventuelle ouverture du marché pose de grands défis au secteur agro-alimentaire suisse. Cependant, elle ne constitue pas une menace existentielle. Une nouvelle étude de la Haute Ecole des sciences agronomiques, forestières et alimentaires (HAFL) à Zollikofen parvient à cette conclusion. La présente étude fournit des bases de discussion reposant sur les faits et traitant des répercussions d’une large ouverture du marché sur l’industrie agro-alimentaire suisse.
Markus Ritter, président de l’Union suisse des paysans, affirme, dans un entretien avec La Vie économique, qu’une ouverture des marchés agricoles n’est pas souhaitable pour le moment en raison de la force du franc. Luzius Wasescha, ancien négociateur en chef à l’OMC et president de la CISA, relève que l’on n’a pas de plan B. Il compare l’agriculture au secteur bancaire qui a agi de manière irréfléchie en ne tenant pas compte de l’évolution internationale.
13 janvier 2016 - Les protections douanières dont bénéficient certains produits agricoles font régulièrement l’objet de critiques. Roland Werner, maître-agriculteur, et Mathias Binswanger, professeur d’économie politique, débattent des conséquences d’un accord de libre-échange pour l’agriculture suisse. Une interview dans la Revue UFA.
21 décembre 2015 - La Conférence ministérielle de l’OMC à Nairobi confirme que les subventions à l’exportation et autres mesures similaires devraient être supprimées. L’internationalisation des marchés agricoles continuera de s’accroître. Les acteurs du secteur agro-alimentaire suisse ne sauraient manquer de développer de nouveaux produits, de renforcer encore leur profil de marché et d’exploiter de nouveaux marchés en Suisse et à l’étranger. Les responsables politiques doivent tenir le cap et avancer de manière résolue sur la voie du renouvellement de l’économie de marché.
26 août 2014 – Luzius Wasescha, ex-négociateur en chef à l’OMC et président de la Communauté d’intérêt pour le secteur agro-alimentaire CISA, considère que l’ouverture progressive des marchés est inévitable. Interview dans alimenta, la publication de secteur alimentaire.
14 mai 2014 – Le Conseil fédéral a présenté son rapport sur l’ouverture de la ligne blanche pour le lait. Les développements internationaux montrent que l’ouverture des marchés se poursuit. La CISA exige un dialogue intense à tous les niveaux de l’économie agricole et alimentaire suisse. Il convient de préparer des conditions-cadre adaptées et de développer nos spécificités face à la concurrence étrangère. La CISA exige du Conseil fédéral que les deux domaines de la politique agricole et de la politique commerciale soient plus étroitement coordonnés.
25 novembre 2013 – « La pression sur la protection des frontières va continuer d’augmenter, que ce soit à travers l’OMC, à travers des accords de libre-échange avec/entre des états tiers, ou à travers un accord agricole avec l’UE », explique le secrétaire général de la CISA Jürg Niklaus dans une interview accordée à la Wirteverband Basel-Stadt (l’association des cafetiers, restaurateurs et hôteliers de Bâle-Ville). « Si notre économie agroalimentaire veut éviter des discriminations et conserver ses parts de marché, elle doit agir activement face au processus d’ouverture. »