CI Secteur Agroalimentaire

Europe

Le 6 décembre 1992, la Suisse a pris un mauvais virage lors du vote sur l’EEE, à une très faible majorité. 29 ans plus tard, après avoir quitté la table des négociations sur l’accord-cadre, les points d’interrogation dominent à nouveau. Ce n’est pas bon pour le secteur agricole et alimentaire suisse, fortement interdépendant, sans en être très conscient.

La CI Secteur agroalimentaire est donc engagée dans un travail de dialogue sur l’Europe.

La CI Secteur agroalimentaire est donc engagée dans un travail de dialogue sur l’Europe.

Animer le débat Suisse-UE avec des images positives.

De nombreuses branches agricoles et alimentaires suisses dépendent des bonnes relations avec l’Union européenne. L’importance du réseau entre le secteur agricole et alimentaire suisse et l’UE a été largement discutée lors de l’événement d’automne de la CI Secteur agroalimentaire (CISA) : À bien des égards, il s’agit d’une question de qualité et non de quantités.

A l’article du LID du 29 octobre 2021 (en allemand)

Green Deal, stratégie de la ferme à la fourchette et politique agricole commune

Le Dr Olaf Heidelbach de la Commission européenne s’exprime lors de l’événement d’automne de la CISA sur un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement.

Présentation par Olaf Heidelbach (en allemand)

Dr Olaf Heidelbach, Commission européenne
Photos prises lors de la manifestation d'automne de la CI Secteur agroalimentaire le 26 octobre 2021 au Schwellenmätteli, Berne.

Les 7 marches de l’escalier Barnier et la Suisse

La Suisse peut encore rester au niveau 5 de « l’escalier Barnier », si elle s’en donne les moyens. Comme le Royaume-Uni, elle peut aussi descendre en dessous de la Turquie. Ce serait mauvais pour l’agriculture suisse, l’ensemble de l’industrie alimentaire et surtout le secteur fromager. Ou la Suisse pourrait faire jeu égal avec l’Islande, la Norvège ou le Liechtenstein.

L’« escalier Barnier » du nom de son créateur, le négociateur du Brexit Michel Barnier, montrait les étapes possibles de la coopération entre le Royaume-Uni et l’UE et de la participation au marché intérieur.

Niveau 6 – Marché intérieur commun : Dans l’Espace économique européen EEE (traité entre l’UE et les pays de l’AELE sans la Suisse), la libre prestation de services ainsi que la libre circulation des marchandises, ainsi que la libre circulation des marchandises, des personnes et des capitaux. (Liechtenstein, Islande, Norvège) s’appliquent.

Niveau 5 – Accords bilatéraux avec participation sectorielle au marché intérieur (Suisse) : La différence avec les accords de libre-échange (voir ci-dessous) est une plus forte intégration dans le marché intérieur, par secteurs ; l’harmonisation juridique a lieu par « application autonome »).

Niveau 4 – Accord global de libre-échange avec perspective d’adhésion à l’UE (Ukraine)

Niveau 3 – Union douanière : pas de droits de douane sur les échanges de biens + tarifs extérieurs communs (Turquie).

Niveau 2 – Accord de libre-échange « classique » (sans perspective d’adhésion à l’UE) : droits de douane nuls ou réduits, libre échange de biens et, partiellement, de services ; contrôles aux frontières (Canada/Corée du Sud).

Niveau 1 – Pas de relations directes avec l’UE (absence d’accord) : seules les règles de l’OMC s’appliquent : Les droits de douane, etc., sont perçus conformément aux règles de l’OMC ; nombreux obstacles techniques au commerce et à la prestation de services.

 

La CI Secteur agroalimentaire revendique :  Une chute en dessous du niveau 5 doit absolument être évitée. Sans cela, la Suisse et le secteur seront touchés par les obstacles administratifs et techniques, par le trou noir des systèmes d’alerte (santé, sécurité alimentaire), par l’isolement face aux grands défis (climat, énergie, sécurité) et par le manque de perspectives pour les jeunes (recherche, échanges d’étudiants, etc.).